Devenir ingénieur par apprentissage

Interview Jordan HASSLEWEILER: 2ème prix Creasup

Jordan HASSLEWEILER

Projet : Sleeping Garden

Présentation :

J’ai 23 ans, j’ai commencé mes études avec un DUT GEA que j’ai arrêté, j’ai fait une licence d’éco et ensuite j’ai intégré une L3 Marketing Direct en e-commerce à l’IAE. Ensuite, j’ai fait mon M1 en alternance et un MSG en Master 2. Je suis donc diplômé. J’avais fait une 1ère année d’alternance en tant que chef de produit à Top office et ma deuxième année c’était en tant que chef de projet marketing chez SFR.

 
Quel est ton projet ? :
J’ai lancé mon projet avec Julie, une camarade de classe. A la base on devait trouver un projet pour un cours, on a essayé de voir ce qui nous intéressait et on est tombé la dessus. Et au final on s’est dit pourquoi ne pas se lancer sur ce projet avec CreaSup. A la base on s’est dit, on aime le camping, on aime voyager mais on ne peut plus camper ou on veut vu qu’aujourd’hui c’est considéré comme du camping clandestin. Et on s’est dit, on peut trouver une solution pour y palier et on s’est décidé à lancer le air Bnb du camping chez l’habitant. On pensait même créer une agence de voyage alternative en choisissant ses campements de A à Z en campant chez l’habitant et ayant des activités dans le coin. Le modèle économique serait de prendre une commission sur les nuits et sur les activités proposées. Il y a aussi les professionnels qui proposent des activités locales qui vont y être intégrés.
Au début on voulait partir sur du national mais on s’est redirigé vers du régional pour ensuite faire du national
Pourrais-tu faire un lien entre l’apprentissage et l’entreprenariat ? :
Ça m’a pas aidé énormément mais j’ai appris sur le marketing et l’opérationnel et de là on a pu budgétiser.
D’où t’es venu l’envie d’entreprendre ? :
L’envie est venue comme ça, j’ai rencontré la bonne personne au bon moment et une bonne idée au bon moment. Ça m’est plus ou moins tombé dessus. Je me disais que j’aimerais bien entreprendre mais sans penser a quelque chose de concret.
Qu’est ce qui t’as motivé à faire Creasup ?
On avait notre idée, on s’est dit qu’elle valait le coup d’être exploitée donc on voulait se confronter à des experts et avoir des avis et des conseils de personnes venant du milieu. Par exemple, on n’avait pas du tout pensé à certains aspects de notre projet plus particulièrement la force commerciale et les personnes du concours nous ont dit de vraiment nous y intéresser.
Qu’est-ce que t’as apporté ce concours ?
A part les conseils, ce concours nous a vraiment permis de réaliser un Business Plan qui tient la route. Partir de la simple idée et parvenir à la formaliser pour créer un projet concret. Ce qui est assez compliqué quand on est seul pour travailler dessus. Ils nous aident à structurer et ça permet de rencontrer d’autres professionnels que ceux du jury mais aussi d’autres étudiants.

Quelles difficultés as-tu rencontré dans ton projet ?
La plus grosse difficulté était la partie technique, plus particulièrement sur la partie web vu que l’on n’avait pas de formation en création de site web ou autre. Pour créer la plateforme, on pensait à une agence mais ça coute extrêmement cher ou soit se tourner vers un développeur junior mais la dessus on est pas sûr d’obtenir un résultat propre. Donc la plus grande difficulté c’est quand on doit gérer un aspect du projet mais que l’on n’a pas les compétences dans le domaine concerné.
Ou en est ton projet actuellement ?
En ce moment avec Julie, on est un peu coincé entre nos projets personnels et nos projets d’entreprise. Ce projet nous tient vraiment à cœur mais on a du mal à gérer l’ensemble. L’idée est toujours d’actualité donc on a toujours envie de le lancer mais le but est d’abord se concentrer sur nos projets et si ça ne marche pas, on pourra toujours se tourner vers Sleeping garden. Même si ce n’est pas sur ce projet, on continuera à entreprendre.
Aurais-tu des recommandations à donner pour des jeunes qui souhaitent entreprendre ? :
Par spécialement, mais je conseille vivement de s’inscrire à Creasup si on a une idée. Il faut aussi ne pas hésiter à fréquenter les salons et autres évènements si on besoin de quelqu’un qui possède une compétence particulière mais surtout pour avoir un avis extérieur par rapport au projet. Il faut en parler autour de soi afin d’obtenir un point de vue différent et récolter le plus d’informations possibles. C’est comme ça que des solutions peuvent être trouvées.
Envie d’être entrepreneur ? :
Oui ! Forcément !
As-tu eu du soutien pour ton projet ? :
Vu que l’on ne lance pas tout de suite le projet, il n’était pas nécessaire de se tourner vers d’autres acteurs. Mais si jamais on se sent prêt à démarrer, on sait qui contacter.

Pierre Charlier, étudiant de l’ENSIAME remporte le premier prix de l’intrapreneuriat.

Rencontre avec Pierre Charlier

charlier-200-200

Présentation :
Pierre Charlier apprenti a l’ENSIAME Valenciennes en 3ème Electronique Informatique Industrielle et je travaille CITC-EuraRFID à Lomme dans laquelle je crée des prototypes électroniques dans le monde du sans contact

Quel est ton projet ? :

Le projet que j’ai présenté à CreaSup est  » Keydunot « . Il s’agit carte de base arduino qui est une carte de prototypage facile d’accès qui est facilement programmable par à peu près n’importe qui. L’idée de cette carte est d’ajouter une nouvelle fonctionnalité, la NFC (near field communication) que l’on trouve par exemple dans les paiements par carte sans contact ou les badges d’accès ou même les smartphones de nos jours. Cette fonctionnalité permet donc de fournir cette technologie afin de faire des montages ou des prototypes et découvrir le monde du sans contact.

Pourrais-tu faire le lien entre l’apprentissage et l’intraprenariat ? :

Avec l’ENSIAME Valenciennes c’était la 1ère fois que je faisais de l’apprentissage et c’était une découverte du monde de l’entreprise qui forcement m’a apporté des responsabilités. En plus de cela, j’avais une lourde charge de travail mais ça m’a vraiment permis d’entrer dans la cour des grands et voir le fonctionnement d’une entreprise.

Concernant l’entreprenariat, je pense qu’il s’agit principalement de motivation, d’avoir l’idée de la structure etc… Mais je suis d’avis que pour qu’une entreprise qui se lance fonctionne, il faut déjà avoir vu le terrain auparavant. Particulièrement dans des domaines techniques comme le notre

Qu’est ce qui t’as donné envie d’intra prendre ? :
Le projet dans le domaine du sans contact était au début, d’ordre personnel mais c’est grâce au CITC que j’ai vraiment pu développer mes compétences en apprentissage. Au départ, j’ai créé cette carte et ensuite j’ai décidé d’en faire profiter le CITC et une communauté afin de lancer un financement participatif le 17 novembre. Via ce financement participatif, le CITC est impliqué et l’idée de promouvoir le NFC et de le diffuser aux utilisateurs est possible.
Qu’est ce qui t’a motivé à faire CreaSup ? :
J’avais vu les affiches et la promotion qui a été faite à l’ENSIAME. A la base, je ne suis pas trop concours mais là j’avais un projet et une idée. Je me suis alors dit  » Autant y aller, au pire on me dira ce qui va, ce qui va pas dans mon projet et au mieux je remporte le concours « . C’est que du benef
As-tu connu des difficultés dans ton projet ? :
J’avais du mal à parler en public donc c’était très formateur sur ce point de vue-là. Mais aussi sur l’aspect financier de mon projet et j’ai pu découvrir le financement participatif.
As-tu fait d’autres concours ? :
Non, a part quand j’étais très jeune. Je me suis donc lancé dans ce genre de concours pour la 1ère fois.
Ou en est ton projet actuellement ? :
Actuellement le stade de la Recherche et développement est terminé et nous avons peaufiné tous les réglages du financement participatif. Nous sommes donc prêts à lancer le financement participatif et on espère que tout se passe bien.
Des recommandations pour des jeunes qui voudraient entreprendre ?:
Autant se lancer on a rien à perdre. C’est une bonne expérience avec des personnes du métier mais aussi d’univers variés
As-tu envie d’être entrepreneur par la suite ? :
Ce concours m’a donné envie d’être entrepreneur. En effet j’ai l’intention de créer ma structure dans tout ce qui la fabrication de cartes électroniques.
As-tu été soutenu lors de ce projet ? :
Avec ce projet j’ai eu l’aide de plusieurs personnes. Evidemment de mon entreprise puisque c’est un projet intraprenariale. J’ai aussi obtenu de l’aide de personnes de mon université qui m’ont orienté vers des personnes utiles au développement du projet. J’ai aussi eu un grand soutien de ma famille.

keyduino-320-237

Gautier Colman lauréat du concours Créasup passe du projet à l’entrepreneuriat.

Rencontre avec Gautier Colman

J’ai pu avoir le soutien de mon entreprise Ginger CEBTP tout au long de ce projet.  J’ai aussi pu bénéficier de l’aide du jury de créa’sup.

Gautier_Colman_web

Présentation (études, entreprise, parcours..) :

A la suite de mon bac S je me suis orienté vers un dut génie civil. Après le DUT j’ai choisi de continuer mes études par le biais de l’alternance. J’ai ainsi intégré polytech’lille en géotechnique et génie civil en apprentissage. J’ai été embauché en tant qu’apprenti au sein de l’entreprise Ginger CEBTP à Amiens en géotechnique, pour la réalisation d’étude de fondation. Dans le cadre de ma dernière année j’ai changé de service et j’ai intégré le service structure et pathologie de l’agence de Béthune.

Quel est ton projet présenté à CreaSup ? :
Mon projet était la création d’un service structure et pathologie à l’agence d’Amiens, après avoir été formé Béthune. Ce projet comprenait une étude de marché pour la Picardie, une étude des besoins matériels et humains ainsi que le montage du budget prévisionnel de 2016 ainsi que des objectifs.
Qu’est ce qui t’as donné envie de faire le concours ?
J’avais envie d’avoir un regard extérieur sur mon projet, je voulais également bénéficier de l’expertise du jury. Cette participation m’a également permis de donner davantage de visibilité à mon projet et à le rendre davantage crédible auprès de ma hiérarchie.
Pourrais-tu faire un lien entre l’apprentissage et l’entreprenariat ?
Le fait de rentrer dans le monde de l’entreprise favorise les actions de création. Je connaissais déjà le « fonctionnement » de mon métier, je ne me suis pas lancé au hasard. J’avais déjà pu expérimenter le métier de structure et pathologie. Je pense qu’il est très important d’avoir une certaine expérience avant de mener de tels projets. L’apprentissage a donc été un tremplin et ce concours fut la concrétisation de mon apprentissage car aujourd’hui j’occupe un poste qui n’aurait pas pu être confié à n’importe quel étudiant sortant d’un cursus « classique ».
Qu’est ce qui t’as donné envie d’entreprendre ?
Ce projet me tenait à cœur depuis près de deux ans. Mon chef d’agence d’Amiens m’a proposé à la suite de mes études de travailler à Béthune en structure et pathologie. J’ai vraiment été intéressé et j’ai donc demandé s’il était possible de lancer cette activité à Amiens. Cela était motivant car je pourrais faire quelque chose que j’aime tout en étant assez indépendant.
As-tu eu des difficultés pour ton projet ?
Dans le cadre du projet j’ai rencontré certaine difficultés, mais elles étaient minimes par rapport à celle que rencontre pour le mettre en place. Actuellement je suis ingénieur chargé d’affaires à Amiens en structures et pathologies. Je suis le référent à l’agence pour ce domaine je dois ainsi remplir mes objectifs seul, je suis également le garant en terme de sécurité pour mes équipes lors des chantiers et des études. Je suis le seul interlocuteur pour les clients, cela peut être déstabilisant pour un jeune ingénieur. Un autre problème est l’écart que je peux rencontrer entre ce que j’avais prévu dans le cadre de mon étude en terme d’objectifs, de moyens… et ce que je rencontre réellement en pratique.
As-tu fait d’autres concours ?
Je n’ai pas fait d’autre concours

Ou en est ton projet actuellement ?
Actuellement je développe le service structure et pathologie des matériaux que j’ai créé à Amiens, j’ai sous ma responsabilité 2 techniciens et je suis le garant dans le cadre de mes affaires (diagnostic de viaduc, étude sur des murs de soutènement, expertise judiciaire…). D’ici février mon entreprise aura investi dans du matériel mais également dans des formations pour le service (caces nacelles…). Je devrai alors remplir les objectifs que ma hiérarchie et moi-même avons définis.
Aurais-tu des recommandations pour des jeunes qui voudraient comme toi, lancer un projet entrepreneurial ?
Savoir structurer son travail et savoir saisir les opportunités notamment au sein d’une entreprise ou on ne peut être qu’un simple employé. Ne pas avoir peur de s’affirmer face à sa direction.
Aurais-tu envie d’être entrepreneur ?
A mon échelle dans mon entreprise on peut considérer que je suis entrepreneur, cela me plait j’aime être en autonomie le seul interlocuteur et seul responsable de mes affaires. Cela est vraiment gratifiant mais aussi très prenant.